Ce répertoire recense les principaux noms de famille portés par les Karaïtes, classés par ordre alphabétique.Il propose une courte explication linguistique ou culturelle pour chacun d’eux, afin d’éclairer leur origine et leur signification. Dernière actualisation : 29 décembre 2025 ABRAHAMOVITCH :Nom russe dérivé du prénom hébraïque Abraham.Signifie littéralement : « fils d’Abraham ». AVIV : Issu de l’hébreu aviv (« printemps »).Peut évoquer le renouveau, une saison, ou une origine symbolique. ASLAN: Nom turc signifiant « lion ».Fréquent dans les sociétés turcophones et présent également parmi certaines familles juives, notamment séfarades et karaïtes. AVRAMOĞLU / AVRAMOGLU : Patronyme d’origine turco-ottomane,…
Auteur/autrice : Benjamin
שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד Shema Yisrael: Adonai Elohaynu, Adonai Echad. Dans la pratique karaïte, le Chéma est récité debout, un geste qui symbolise à la fois le respect envers la parole divine et l’affirmation de son origine incontestablement biblique. En revanche, dans le judaïsme rabbinique babylonien, une opposition à cette posture s’est développée au fil du temps. Au IXe siècle, en réaction à la pratique karaïte, les rabbins ont décrété que le Chéma devait être lu assis. À tel point qu’aujourd’hui, dans la tradition rabbinique, se lever pour réciter le Chéma est considéré comme un acte de…
Le karaïm : une langue juive turco-orientale rare et précieuse Le karaïm est une langue juive turco-orientale dont l’histoire accompagne les migrations et les transformations des communautés karaïtes d’Europe de l’Est. Apparue en Crimée et développée au fil des siècles en Lituanie, Pologne et Ukraine, cette langue a traversé de nombreuses périodes historiques tout en s’adaptant à son environnement. Aujourd’hui, le karaïm ne compte plus qu’environ 500 locuteurs, dont une cinquantaine pour le dialecte de Trakai en Lituanie. L’indépendance lituanienne a toutefois favorisé un renouveau culturel : musées, initiatives communautaires et actions de préservation offrent à cette langue une chance…
Aux Origines du codex Le Codex d’Alep, en hébreu כֶּתֶר אֲרָם צוֹבָא Keter Aram Tsova, est la plus ancienne version manuscrite connue de la Bible hébraïque selon la massora tibérienne. Il aurait été écrit entre 910 et 930 de notre ère. Le Codex d’Alep : Une histoire complexe, entre héritage karaïte et appropriation moderne Le Codex d’Alep, ou Keter Aram Tsova, est considéré comme l’un des plus précieux manuscrits de la Bible hébraïque. Sa réputation repose sur la précision extraordinaire de son texte, attribuée au maître massorète Aaron ben Asher au Xe siècle. Mais au-delà de son importance philologique, le…
Le Codex Cairensis, aussi appelé Codex Prophetarum Cairensis ou Codex du Caire des Prophètes, est l’un des plus anciens manuscrits hébraïques connus contenant le texte des Nevi’im (les livres prophétiques). Son histoire est intimement liée à la communauté karaïte, qui l’a préservé malgré les épreuves du temps. Un manuscrit exceptionnel D’après son colophon, le codex aurait été achevé par Moshe ben Asher à Tibériade en 895 EC. Il est l’un des rares manuscrits anciens portant une datation explicite. Toutefois, des analyses au carbone 14 suggèrent qu’il pourrait avoir été recopié ou modifié au XIe siècle. Dès son origine, ce précieux…
La fête de Pourim commémore les événements décrits dans le Livre d’Esther, dernier Livre de la Bible Hébraïque à avoir été canonisé, dont la rédaction peut être approximativement datée au ive siècle AEC. Le livre d’Esther (מגילת אסתר Meguilat Esther) est le vingt-et-unième livre de la Bible Hébraïque . Il fait partie des Ketouvim selon la tradition juive. L’action se déroule après la destruction du premier temple de Jérusalem et l’exil à Babylone . Un demi-siècle environ après la victoire de Nabuchodonosor son empire tombe aux mains du roi Cyrus II de Perse. Bien qu’il ait autorisé le retour des Juifs en Judée, beaucoup continuent…
Le vin dans la tradition juive Le vin occupe une place centrale dans la culture juive depuis des millénaires. La Torah écrite le mentionne 136 fois, soulignant son importance à la fois spirituelle et matérielle. Comme le pain, il est perçu comme un don divin, associé aux moments sacrés du Shabbat et aux grandes fêtes. La symbolique de la vigne traverse également les Écritures. Noé, selon la Torah, fut le premier à planter une vigne après le Déluge. Le prophète Isaïe compare le peuple d’Israël à une vigne dont Dieu attend qu’elle porte du fruit. Le vin y est présenté…
Aaron ben Joseph de Constantinople ( אהרון בן יוסף הרופא ), dit Aaron Harishon (« Aaron le Premier » ou « l’Ancien ») est un sage karaïte du xiiie siècle née à Sulchat en Crimée en 1260 et mort à Constantinople en 1320. Il porte le titre de Hakham. Médecin, éducateur, philosophe, grammairien et poète liturgique, il est l’une des figures les plus importantes du judaïsme karaïte À un jeune âge de dix-neuf ans, il avait déjà acquis une maîtrise incontestable de la théologie contemporaine, lui permettant d’être élu chef de la communauté karaïte de sa ville natale. C’est dans ce rôle de leader qu’il a engagé…
Juda Hadassi, également connu sous le nom de Yehouda ben Eliyahou Hadassi, était un érudit karaïte du XIIe siècle, originaire d’Édesse (Orhai en araméen). Figure majeure du judaïsme karaïte, il s’opposa fermement aux enseignements du judaïsme rabbinique et consacra sa vie à la théologie et à la liturgie. Son surnom « Ha-abel » (le « malheureux » ou « endeuillé ») ferait référence aux Avelei Tzion, un groupe karaïte qui portait le deuil de Jérusalem. Il fut également élève de son frère aîné, Nathan Hadassi, qui l’influença dans son parcours intellectuel et spirituel. L’Eshkol HaKofer : Une œuvre fondamentale du karaïsme L’œuvre la plus célèbre de…
Le cimetière karaïte de Varsovie est l’unique cimetière de la communauté karaïte en Pologne. Fondé en 1890, il est toujours en service aujourd’hui. Le cimetière est situé rue Redutowa dans l’arrondissement de Wola à Varsovie. L’autorisation de créer un cimetière karaïte à Varsovie est donnée depuis la Crimée par le Hakham de Tauride. La surface est acquise par des marchands de tabac venus de Crimée auprès de la direction du cimetière orthodoxe tout proche. Une clôture est construite autour du terrain dans les années 50. Plus tard, le cimetière est agrandi, passant d’une surface d’environ 0,05 hectare à 0,1 hectare. On compte aujourd’hui 100 tombes. Les pierres…